A l’origine de la physique, se trouvent deux motivations profondes, deux exigences aussi complémentaires que fécondes :
Dès l’Antiquité, nous trouvons à la fois des philosophes n’abordant que des questionnements de ce qui s’appelait alors la philosophie naturelle, mais également des inventeurs géniaux mettant au point des mécanismes qui repoussaient les limites de l’action humaine sur les contingences matérielles.
La physique a quitté le domaine de la simple philosophie lorsqu'elle a inclus une composante expérimentale, issue de la farouche volonté des physiciennes et physiciens de non seulement se confronter à la dure réalité du monde, mais également de falsifier (au sens de Karl Popper) les paradigmes en vigueur. C'est cet aller-retour entre l'expérience concrète et le cadre de pensée qui a permis à la physique de progresser vers une compréhension plus fine et plus juste (c'est à dire incluant de plus en plus de phénomènes) de notre représentation du monde.
Pour celles et ceux que l'épistémologie intéresse, nous vous recommandons vivement de lire Qu'est ce que la Science? ou La fabrication de la Science de Alan Chalmers.
A cette fin, non seulement l’expérience est cruciale (une théorie non vérifiée expérimentalement ne vaut pas tripette diraient certains) mais, surtout, il a fallu développer un langage commun, indépendant du contexte social, psychologique ou religieux et sur lequel tout un chacun peut s’entendre : les mathématiques.
Ce chemin, qui a profondément bouleversé notre représentation de l'espace-temps, est parti de la mécanique du point de Newton, s'est élargi par les travaux de Joseph-Louis Lagrange puis ceux de William Rowan Hamilton, a fait un détour par les lois de l'électromagnétisme de James Clerk Maxwell et de l'électrodynamique de Hendrik Lorentz et de Henri Poincaré, pour s'enrichir d'une profondeur de vue mathématique due à David Hilbert.
Il est vrai que les avancées de la physique, et ce dans de très nombreux domaines (voir par exemple la liste des prix Nobel en Physique, ou encore la richesse des thèmes abordés dans la revue LE RAYON éditée par les jeunes physiciens/physiciennes de la Société Française de Physique), mobilisent des connaissances de plus en plus pointues. Vous pourriez alors être tentés de vous spécialiser dans une discipline donnée dès le M1. Certains masters ont fait ce choix d'enseignement spécialisé.