Le parcours de M2 Astrophysique offre une formation polyvalente de pointe dans un cadre scientifique et professionnel unique, au sein de l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble (IPAG), situé sur le campus Est. Le M2 existe depuis 1992 et constitue l'une des formations majeures en Astrophysique de France.
Les enseignements couvrent tous les domaines de l’astrophysique moderne et forment aux grandes problématiques de recherche actuelles telles que la nature et l’évolution de l’Univers, des galaxies et amas de galaxies, les trous noirs et les phénomènes ultra-énergétiques, la formation et évolution stellaire, les exoplanètes, l’origine du système solaire ou encore l’apparition de la vie. Cette formation vous permettra de continuer en thèse d’astrophysique théorique, observationnelle ou instrumentale, dans le laboratoire et le domaine de votre choix.
Les cours ont lieu au sein des bâtiments de l’IPAG, et sont donnés par des enseignants-chercheurs du laboratoire, dont les compétences font sa renommée mondiale : Instrumentation à Haute Résolution Angulaire, Formation stellaire, Disques protoplanétaires, Exoplanètes, Astrochimie, Plasmas et Phénomènes de Haute Énergie, Planétologie et Sciences planétaires. Vous bénéficierez ainsi d’un contact quotidien privilégié avec les chercheurs et aurez l’opportunité d’assister aux séminaires de recherche dans tous ces domaines, donnés par des spécialistes du monde entier.
La formation repose sur trois piliers : l’étude des processus physiques au sein des objets astrophysiques, la description des techniques de pointe de l’observation astronomique et l’analyse de l’état actuel des connaissances. Ce parcours vous préparera ainsi au métier de chercheur (théoricien-ne, numéricien-ne ou observateur-trice), avec des connaissances théoriques, pratiques et méthodologiques exhaustives en astrophysique.
Le parcours Astrophysique débute dès la première année du Master de Physique, en M1 RF, avec un tronc commun complet en physique moderne et deux UEs (Unités d'Enseignement ou cours) spécifiques: "Astrophysique générale" et "Plasmas astrophysiques et de fusion". Il se poursuit en deuxième année de master avec des UEs obligatoires concernant les processus physiques et les techniques d’observation, et des UEs optionnelles centrées sur certains objets/domaines d’études astrophysiques. Vous aurez également deux stages de recherche à effectuer, l’un de 2 mois à la fin du M1, et l’autre de 4 mois minimum au deuxième semestre de M2.
Grâce aux enseignements du M1, vous deviendrez non seulement un(e) astrophysicien-ne du XXIe siècle, mais également pleinement au fait des autres domaines de la physique (physique du solide, physique nucléaire et des particules, théorie du chaos, optique non-linéaire).
Les cours sont mutualisés avec d’autres M2 afin d’augmenter la liste de choix possibles et d’avoir à chaque fois un enseignant-chercheur expert du domaine.
Ces cours optionnels vous permettront de compléter les enseignements obligatoires et de commencer à orienter votre parcours vers les domaines de recherche qui vous attirent le plus (cosmologie ou hautes énergies, galaxies, étoiles et exoplanètes, planétologie, etc.). Le sujet de stage que vous choisirez en M2 sera également important pour votre poursuite en thèse de doctorat (souvent dans le même domaine ou avec des approches méthodologiques similaires).
La liste complète des UEs ainsi qu’une description de leur contenu sont accessibles depuis le catalogue des formations de l'Université Grenoble Alpes (UGA). Vous y trouverez également le tableau des modalités de contrôle des connaissances et compétences pour l’année en cours. La majorité des cours sont dispensés en français, mais les documents pédagogiques peuvent être en anglais.
Une version de l’emploi du temps pour l’année en cours est accessible en ligne. Notez bien que cet emploi du temps est amené à évoluer en cours d’année, du fait des déplacements des chercheurs et enseignants-chercheurs. La matinée du vendredi est utilisée pour les étudiants inscrits au Magistère de Physique.
De septembre à février : cours théoriques (pour un volume total d’environ 225 heures, 33 ects) et 2 stages de formation d'une semaine chacun (en octobre/novembre puis en décembre)
Les deux stages de formation font partie de l’UE de tronc commun « Projet expérimental et formation à la recherche » axée sur l’astrophysique observationnelle et durent une semaine chacun :
A l’issue de votre master 1, vous serez amené·e à effectuer un premier stage de 2 mois (stage été, entre mi-mai et mi-juillet). Totalement original dans le milieu universitaire, ce stage « trait d’union » entre M1 et M2 sera pour vous l’occasion de découvrir le monde de la recherche.
Votre année de M2 se terminera par un stage au sein d’un laboratoire de recherche français ou international. Ce stage vous permettra de mener à bien votre premier projet de recherche et pourra éventuellement servir d’introduction à votre futur travail de thèse.
L’implantation du parcours astrophysique au sein d’un grand laboratoire de recherche tel que l’IPAG permet de vous offrir de très nombreuses opportunités de stages (des stages à l'IRAM, le LPSC ou le LApth à Annecy sont également proposés). De plus, l’excellente réputation de notre master ainsi que la polyvalence de sa formation vous permettront également d’effectuer votre stage au sein d’un autre laboratoire français ou étranger si vous le désirez.
Il existe un serveur national de stages de M2 géré par la Société Française d'Astronomie et d'Astrophysique (SF2A), accessible à tous les étudiants, qui regroupe tous les sujets de stages proposés dans un laboratoire français (certains à l'étranger). Ces propositions de stages pour l'année en cours arrivent au fil de l'eau (attention, le serveur est fermé aux étudiants du 1er septembre au 15 octobre).
Pour vous donner une idée, il y a environ une centaine d’étudiants en astrophysique dans toute la France et plus de 250 sujets de stage proposés chaque année (nombre évalué fin décembre). La plupart de ces stages peut déboucher sur une thèse – à condition d’obtenir un financement dans une école doctorale ou que le projet soit déjà financé. Il est également possible de faire un stage et/ou une thèse à l’étranger.
Une promotion du M2 Astro est constituée en moyenne de 10 étudiantes et étudiants, dont 7 proviennent du M1 RF.
Le taux de réussite est proche de 100% et environ 6 des 9 diplômés poursuivent en thèse de doctorat dans l'un des très nombreux domaines de l'astrophysique (allant donc de la planétologie à la cosmologie), aussi bien en modélisation, observation, théorie, simulations numériques ou instrumentation, dans un laboratoire de recherche en France ou à l'étranger.
Certains étudiants décident d’effectuer un autre M2 leur permettant de compléter leur formation, par exemple en analyse/traitement de données, et de trouver une thèse l’année suivante. Les étudiants qui ne poursuivent pas en doctorat s'orientent directement vers le marché du travail (domaines autour des sciences de l'information ou calcul numérique), ou vers un master enseignement.
A l’issue de la thèse, les étudiants qui souhaitent continuer dans la recherche académique effectuent plusieurs contrats post-doctoraux (contrats de 2 à 3 ans) avant d'être pris sur un poste permanent de chercheur (au CNRS), d'astronome (au CNAP) ou d'enseignant-chercheur (universités) en France (les règles à l’étranger sont très différentes et variables d'un pays à l'autre). Depuis la création du M2 en 1992, environ 50% des diplômés ont obtenu un emploi stable en astrophysique :
Les étudiants qui s’arrêtent après la thèse trouvent assez rapidement du travail en lien avec les compétences qu’ils ont développées pendant leur doctorat, par exemple en analyse de données (data scientist, data consultant, statisticien), traitement du signal, modélisation/simulation, médiation scientifique…